J’aime…Le masque et la plume

 

 

 

Tous les lundis matin, dans mon petit train qui m’emmène vers Paris, j’ai rendez-vous avec les critiques du Masque et la Plume. Version Littérature et Cinéma.

 

Le masque et la plume est une émission diffusée sur France Inter, tous les dimanches soirs de 20h à 21h. C’est une émission qui existe depuis de nombreuses années. Et que je connais et écoute depuis très longtemps.

Quand j’étais ado, j’habitais dans le fin fond de la campagne savoyarde. Le premier cinéma était éloigné, il fallait prendre la voiture, solliciter les parents tout ça, tout ça…, autant dire qu’on y allait pas très souvent. Et pourtant, je crois que je n’ai jamais été aussi calé sur les films qu ’à cette époque. J’écoutais, en direct (le postcast, c’était un peu de la science fiction), dans ma petite chambre, je pourrais limite dire, religieusement. A l’école, je pouvais parler de n’importe quel films sans même avoir vu la bande annonce. Ah, et je lisais Première aussi parfois. Bref, le masque et la plume et Première m’ont sauvé de la ‘ringarditude’ !!

J’ai un peu lâché en grandissant. Et puis surtout je suis allé voir les films en salle. Et puis, depuis que j’ai du temps à occuper dans les transports, je redécouvre les plaisirs d’écouter ces voix, que je connais par cœur, que j’aime parfois, qui m’insupporte aussi dans leurs critiques parfois très très acerbes. Et quand on commence à bien les connaître, ces critiques, leurs goûts, leurs préférences, on peut se faire une idée très précise du film et savoir, de manière assez fiable si on va l’aimer ou pas. Je n’irais jamais voir certains films pourtant encensés un dimanche soir parce que je sais que je vais m’y ennuyer.

 

J’ai découvert récemment les voix des critiques littéraires, que je ne connaissais pas. Un peu comme pour les films il y a 20 ans, j’écoute les critiques de livres dont ne pourrais jamais trouver le temps de lire. Et peut être que je les connais encore pas très bien car quand la critique est unanime sur un ouvrage, ça me titille d’aller voir ça de plus près.

La photo c’est Vanessa Paradis dans « noces blanches » de Jean Claude Brisseau. Un de mon premier fils « en salle » d’adolescente. En tout cas, un qui m’a drôlement marqué.

 

 

 

 

Pourquoi lire les chroniques du marais qui pue avec ses enfants ?

marais qui puent

Les chroniques du marais qui pue : qu’est-ce donc ?

Imaginez un magicien_Randalf_pas bien doué faisant débarquer dans sa contrée des marais un jeune collégien bien ordinaire_Jean Michel de son petit nom. Appelé pour devenir un super héros pour combattre un très méchant ogre. S’ensuit la quête d’une armure de super héros, la recherche de l’ogre Engelbert le Gigantesque, le face à face. Et je garderais la suite pour moi…

marais qui puent 2

Pour le moment, on a terminé le Tome 1 : La Chasse à l’ogre. (157 pages)

Mais il y en a 2 autres : la grotte du dragon et l’Abominable docteur Calinou

C’est drôle genre ambiance prout caca qui pue (s’cusez le style mais faut bien imager). Et ça, c’est gagné pour faire rire les 7-10 ans. Randalf est accompagné de 2 compagnons plutôt sympas et prétexte à des dialogues  vifs et drôles : une perruche ‘Véronica’, du genre sarcastique, et un ogre (gentil) ‘Norbert le Pas si Grand’. Les quelques illustrations sont très sympas.

Rien que pour voir mon gamin exploser de rire régulièrement, ça vaut le coup.

Et puis, il y a un volet aventure, avec le pauvre jeune Jean-Michel, embringué dans cette histoire malgré lui. Et qui ne s’en plaint pas tant que ça en fait. On se demande bien comment il va pouvoir se sortir de cette histoire, s’il va revenir dans son monde ou continuer à explorer les contrées des marais ; contrées pas toujours bien très accueillantes.

A recommander donc à partir de 9-10 ans

WONDER de RJ Palacio

410 pages, Pocket Jeunesse.

4ème de couv : « Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire. »

Né avec une malformation faciale, Auggie n’est jamais allé à l’école. A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège… Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux, malgré tout ?

Ne jugez pas un livre garçon à sa couverture son apparence.

 

Wonder, c’est l’histoire d’August, mais aussi l’histoire de son ami Jack, celle de son amie Summer, de sa sœur, du copain de sa sœur, de la copine de sa sœur…Bref, c’est un roman à plusieurs voix. Ayant pour objet principal les débuts d’August au collège lors de son entrée en sixième.

Le collège, c’est dur pour tout le monde…et ceci n’est pas vrai qu’aux Etats-Unis !  C’est un moment de grand chambardement, émotionnel, sexuel, amical….On entre (ou pas) dans un clan, une bande, on connaît ses premiers vrais échanges amoureux. On a envie d’être « reconnu », admiré. On dit « populaire » en américain. Pour un garçon, ça se traduit en général par le fait d’appartenir à une équipe sportive genre football américain et pour une fille, suffit d’être la plus jolie et de sortir avec le joueur de foot suscité. La popularité passe donc essentiellement par le physique.

Et puis il y a les autres, les moins sportifs, les plus chétifs, les binoclards, les intellos, et j’en passe…Dans le meilleur des cas, ils forment une bande à eux, dans le pire, ils deviennent celui/celle dont on se moque, les bouc émissaires, ect…

Et dans le cas d’August, on passe au grade inférieur. Une malformation faciale très marquée, qui fait sursauter les gens quand on la voit la première fois, ce n’est plus un fardeau, c’est une montagne à porter sur ses épaules. Et du pain bénit pour des ados en recherche d’une certaine uniformité.

Les débuts sont donc bien difficiles pour ce jeune garçon. La suite de l’histoire nous donne à lire ce que peut être le courage quand on a 12,13 ans : s’affranchir de l’attrait de la popularité et choisir la cause_et l’amitié_ du plus faible, affronter ses peurs et aller de l’avant quoiqu’il en coûte….

 

Je me suis attachée, au fil des pages, à ce jeune August, à ses parents, à sa sœur… J’ai apprécié le principe narratif choisi par l’auteur : croiser les points de vues des différents protagonistes. Les chapitres courts. Cela apporte du rythme au récit et cela évite le risque de devenir ennuyeux en étant trop linéaire. J’ai pris ce livre pour mes vacances et je crois qu’il a parfaitement rempli son rôle.

 

Pourtant….

Pourtant je suis un peu déçue. J’avais lu quelques chroniques vraiment très très élogieuses. Genre « un hymne » à la différence, une « claque » pour certains, un bijou pour tous les ados…

 

Bien sur l’histoire aborde des questions essentielles autour de la différence, invite le lecteur à réfléchir à ce que pourrait être sa position/réaction à la place de…., bien sur on ne cache pas ce que peut être la cruauté entre jeunes ados, mais…Les personnages sont assez caricaturaux je trouve, ils manquent de complexité. Le fait que ce soit un livre « jeunesse » ne me semble pas une raison pour rester si sobre sur les différents protagonistes. A l’exception peut-être du personnage, secondaire mais attachant, de Miranda (amie de Via, la sœur d’August)

Et puis, la dernière partie se rapproche d’un téléfilm américain : pas forcément mauvais, mais pleins de bons sentiments, le tout, un peu trop appuyé : le retournement des méchants en défenseurs de leur ex souffre douleur, le discours du directeur de l’école, le « méchant» Julian qui quitte l’école, les préceptes du professeur….

 

Ceci étant dit , cela reste un livre plutôt réussi et que je conseille à partir de 12 ans. Je vous recommande aussi d’aller sur le site de l’auteur ; il y a une vidéo de présentation de Wonder que je trouve assez réussie.

http://rjpalacio.com/

 

D’ailleurs, je trouve ça plutôt original d’utiliser la vidéo pour présenter un bouquin…C’est la première fois que je vois ça. Et…pourquoi pas…

La lecture et moi #3 Les livres de vacances

Quels livres vais-je emmener pour une semaine de vacances  ?

En vraie vacances. Quand on part quoi. En l’occurrence, dans le sud  (où Mme Météo, cette charogne, nous annonce un temps de mouise toute la semaine)

Pas de lisseuse (hum hum!), donc du lourd, du pavé !!

 

Est-ce qu’on a vraiment envie de lire autre chose quand on est en vacances ? Est-ce qu’on change nos habitudes littéraires : va-t-on vers le plus léger ou au contraire, on se plonge dans des livres moins accessibles, parfois compliqués à suivre dans le brouhaha du métro ?

 

En ce qui me concerne, pas franchement de changement par rapport à ce que je lis d’habitude. Je parle là de romans, pas d’essais politiques ou d’actualités diverses et variées hein ! Je ne veux rien lire qui soit trop proche de ce qui peut me rappeler mon boulot.

 

J’aime le polar en vacances. Celui qui t’accroche le soir, qui te fait avancer page après page en te persuadant d’arrêter à la prochaine (mais et c’est essentiel, sans la culpabilité du « Demain, je bosse, vais encore devoir me shooter à la cafeine  »). Le polar donc. Le bien efficace, genre Miséricorde voyez….

 

J’en profite aussi pour découvrir un roman jeunesse. Ça se lit vite, les chapitres sont souvent assez courts. Hop, on en attrape un petit bout avant la douche /l’apéro/le brossage de dents des gosses….

 

Et aussi les vrais pavés (historiques par exemple, parce que j’aime bien ça le roman historique).

Bon, il faut dire que t’as toujours l’illusion que tu vas avoir BEAUCOUP plus de temps que d’habitude. Et bon, avec moi, c’est pas toujours aussi marqué, parce qu’en vacances, on bouge, on marche..et on rentre crevés!!Alors parfois on passe pas les 3 pages après 22h.

 

Aujourd’hui, je part avec Wonder (RJ Palacio) et le 1er Thilliez : Train d’enfer pour Ange rouge.

Et vous que lisez-vous en vacances ?

Les 3 bonnes raisons de lire « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan

 

 Dans "Rien ne s'oppose à la nuit" (2011), Delphine De Vigan s'engage sur les traces de sa mère décédée (photo). Photo : Frédéric Pierret

Ce n’est pas franchement une nouveauté et tout (ou presque) a sans doute été dit sur ce livre. J’ai été témoin du succès lors de sa sortie sans avoir (du tout) envie de le lire. Les autres sujets qu’elle a pu traiter dans ces précédents livres m’intéressait davantage : l’anorexie par exemple…Mais là…Les relations mère-fille et leurs difficultés, non merci. La promo du livre a beaucoup traité de ces questions, qui sont effectivement présentes dans « Rien ne s’oppose à la nuit ». Ou peut-être, c’est moi qui a percuté sur ce sujet en occultant les autres.

 

Parce qu’il y a autre chose que l’on peut venir chercher. Et ce sont ces choses qui m’ont touchées.

 

Alors si je devais convaincre les derniers résistants à ouvrir ces pages, voilà au moins 3 bonnes raisons :

  • le côté saga familiale : j’ai aimé moi, cette première partie du livre ou De Vigan présente sa famille, à la 3ème personne comme une grande histoire familiale avec ses joies et ses difficultés. Ses grand parents : sa grand mère, belle, solaire pleine d’optimisme ; son grand père, sur de lui, beau parleur, avec déjà, distillé ça et là, quelques passages montrant ses potentielles défaillances. Et puis, les moments que l’on partage de la jeunesse de sa mère avec ses frères et sœurs, grandissant dans une ambiance bobo avant l’heure. J’aurai voulu que ça continue, de la même manière , plus longtemps…Je me suis attachée à certains personnages : le grand frère Barthélémy, protecteur, Justine, la jeune sœur rebelle….La suite du livre s’attachera à nous entraîner dans la foulée de Lucille. Lucille si belle (Non, mais la photo de la couverture, quoi ! Elle était magnifique)

 

  • La réflexion sur l’écriture. C’est quoi écrire ? Pour un auteur comme de Vigan, déjà connue, reconnue ? pour sa mère, jamais publiée ? Dans quels processus entre-t-on quand on écrit ? Et quand c’est son histoire qu’on écrit, à quel prix le fait-on ? Et quand au delà de soi, c’est de sa famille, dont on se rend compte qu’il y a tellement de parts d’ombre. Quelle légitimité ? Ces questions sont présentes tout au long du récit, et on comprend, au vue du sujet, des nuits blanches qu’elle a du traversées pendant l’écriture (et après sans doute)

 

  • Le volet ethnographique, de plongée dans la folie de Lucile, de tragédie familiale. De réflexion sur la mémoire familiale. Je dis volontairement ethnographique parce que c’est parfois écrit avec pas mal de recul, bien qu’elle s’en défende page après page. Elle est en particulier assez peu démonstratives sur ses sentiments vis à vis des moments de rejet qu’a pu avoir sa mère envers elle (par exemple), sur la relation différente que sa sœur a pu nouer…Mais moi, ça ne m’a pas dérangé. Je dirais même au contraire ; l’inverse m’aurait gênée, c’est pour ça que je ne voulais pas le lire au départ. Pas de pathos, j’ai à peine eu les larmes aux yeux, ce qui est chez moi représentative, je suis une vraie fontaine ambulante, je démarre au quart de tour. Qu’est-ce que c’est d’avoir une mère qui plonge quand on est adolescente ? Et comment on doit se construire malgré tout. Avancer. Ou pas. Qu’hérite-t-on de ça, parce qu’on en hérite forcément, un peu. Parce que le résilience, ce n’est pas tout effacer.

 

Alors voilà, moi, j’ai aimé ce livre pour ces 3 raisons. Et vous ?

 

La lecture et moi #2 : le cas de la liseuse

Le blocage. Total. Total !!!

C’est sûrement pas complètement rationnel cette histoire…

 

Pourquoi je n’arrive pas à m’y mettre alors que :

  • c’est pratique : un seul « objet » et l’intégralité des poches dans la poche.

    Pas mal je suppose pour lire les trucs moyennement avouables (ah tiens salut, euh, ça ? Ah non, je tiens le bouquin de ma copine / de mon frère / mon fils….).

  • C’est léger, ça prend pas de place  : probablement le meilleur argument pour les parisiens : appartements minuscules + bibliothèque de base = encombrement maximum.

Je dois reconnaître que je me démonte l’épaule quand je promène des pavés dans mon sac. Et je parle pas des vacances ou le but est de vivre avec le minimum vitale (parce que 2 enfants / parce que pas de bagage en soute pour cette fois…)

  • C’est moins cher. Passée l’achat de la chose. Du moins je crois, il me semble voir passer des offres vraiment intéressantes pour les achats de livres numériques.

Je ne me suis même pas allée voir ce qu’il en était du catalogue….Y’a-t-il tous les titres que j’ai envie de lire ? Pour les plus connus, je n’ai pas trop de doute, mais pour les sorties plus confidentielles ?

Y’a rien à faire, je ne peux pas passer le pas.

Je trouve ça moche. Ouais, vraiment.

J’aime feuilleter un livre, genre, j’ai tout le temps envie d’aller voir qui est le tueur/si Jack et Wendy se retrouvent à la fin…., et retourner vite en arrière si jamais je tombe sur la page qu’il ne faut pas…C’est plus fort que moi.

J’aime regarder ce que lisent les gens, c’est mon côté voyeuse ! C’est pas drôle de regarder quelqu’un le nez dans une liseuse.

J’aime trop l’objet livre, j’y suis trop attachée je crois. J’aime que l’objet m’appartienne. D’ailleurs, je n’emprunte que rarement, j’aime que les livres soient miens…

Et pourtant je suis loin d’être anti numérique (j’ai un blog quoi), je m’intéresse même beaucoup à tout ça et aux nouveaux modes de lecture.

Je n’en ai pas peur. Je ne crois pas que le numérique remplacera le livre.

Ils co-existeront.

Mais pas chez moi…pour le moment….

la lecture et moi

Je lis tout et je lis partout : dans le train et le métro, les livres qui déforment mes sacs et me pèse à l’épaule ; dans mon canap, bien installée les mêmes livres, les magazines, la presse. Si mes enfants sont à côté, je lis à voix haute, des livres pour eux. Je lis les blogs ou les infos sur l’ordi ; dans mon boulot, j’épluche des articles scientifiques, des revues professionnelles…. . à table, les étiquettes détaillant la composition nutritionnelles des cracottes, aux toilettes….Bref, partout.

Chapitre 1 : je lis des livres….

J’aime lire le matin, à peine réveillée dans mon lit encore bien chaud, sorte de parenthèse enchantée avant d’affronter la journée…

J’aime lire en début d’après-midi, dans mon jardin, au soleil et au calme…

J’aime lire, emmitouflée dans mon plaid sur mon canapé quand il pleut dehors avec un mug de thé bien chaud à portée de main (et un morceau de chocolat jamais loin)

j’aime lire dans mon bain, même si je finis toujours par mouiller les pages et que ça m’énerve…

J’aime lire dans mon train, en rentrant du boulot…sorte de parenthèse avant d’affronter ma 2ème journée de mère de famille !

A l’exception des vacances, je ne suis pas une lectrice du soir. Je n’arrive pas à aller au-delà des 10 lignes…mes yeux se ferment irrémédiablement…

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 Photo Anne Gaillard

Dans les faits, je lis souvent dans les trains et métros, parfois un peu chez moi,quand j’arrive à grignoter un peu de temps pour moi…Et puis, pour le reste, j’attends les vacances !!

Les transports en commun m’ont permis d’avoir une lecture régulière, je lis un peu tous les jours, et ça aide pour suivre une histoire ! Quand je prenais ma voiture, dans une autre vie, je n’avais même plus ce temps là  : merci la vie parisienne !!

J’aime lire UN livre. Je n’arrive pas comme d’autres le font, à lire plusieurs titres à la fois, en parallèle.

J’aime lire dans le CALME – spéciale dédicace aux gens qui hurlent dans leur portables et qui prennent le wagon de train pour leur cabanon de jardin….

 

Rapport aux 2 remarques précédentes, il m’arrive un truc qui me plaît bien ces derniers temps. J’écoute de la musique pour m’isoler du bruit quand je suis dans les transports. Nécessairement, il faut que ce soit une musique que je ne connais pas (sinon, je chante!), alors, je pioche au hasard des nouveautés sur DEEZER. Je trouve un album qui me plaît et je me le passe en boucle pendant que ma lecture. ET je me suis rendu compte que j’associe beaucoup cette musique avec le livre, ses personnages, l’atmosphère. Par exemple, Hugh Coltman, c’est Fortune de France, les huguenots, la famille Siorrac, Adam Green et Binki Shapiro, c’est l’Afrique du Sud de ZULU, etc….

 

Je ne lis pas très vite (je crois). Parfois, si l’histoire me plaît, je me ralentis exprès pour savourer.

Je ne lis pas beaucoup finalement, quand je vois ce que certains arrivent à lire en une semaine, je suis scotchée…parfois un peu désespérée !! Et puis en même temps, je m’en fiche…pas envie de compter mes pages à la semaine…

 

Et vous comment lisez vous ?

Plus je lis, plus j’aime lire & plus je deviens exigeante

Quoi de neuf cette semaine #4

Clairement je ne tiens pas le rythme hebdomadaire, mais qu’importe…

So, what’s new ?

1 blog :

Un blog pour les ados, écrits par des ados.

Initiative de libraires jeunesse du réseau Libr’est qui invitent les adolescents à prendre la parole.

Des ados qui veulent partager leurs coups de cœur et leurs envies de lecture. Belle initiative….

Les chroniques des déjà nombreux livres et BD/mangas de ce blog sont à retrouver ICI

 

1 livre :

Suite à un accident grave de voyageur de Eric Fottorino

Gallimard, février 2013, 63 pages

Résumé :

«En septembre 2012, à quelques jours de distance, trois personnes se sont jetées sur les voies du RER, derrière chez moi, dans les Yvelines. Un vieillard, une mère de famille, un homme qui n’a pu être identifié. À la violence de leur mort a répondu le silence. Il ne s’est rien passé. Nul n’a désigné la souffrance par son nom. Une voix neutre a seulement résonné dans les haut-parleurs de la gare : « Suite à un accident grave de voyageur… » Nos vies ont pris un peu de retard. À cause de trois détresses qui n’ont jamais existé.»

Un résumé…et une furieuse envie de courir acheter ce livre court (63 pages). Je suis une « usagère » des trains de banlieue. A quoi je pense quand j’entends ce message ? Je pense « retard », « enfants à récupérer », « réunions râtés »…..Bref, à ma petite personne.

 

1 série :

The walking dead saison 2

Very very addictive. Bien plus que la saison 1 à mon goût.

Ça y’est, on est habitué aux zombies, on se cache encore un peu les yeux de temps à autre, mais globalement, on s’y est fait !

La saison 1 était une fuite en avant, constante…Au début de la saison 2, Sophia, petite fille d’une dizaine d’années, se perd dans un bois à proximité d’une route ou les « survivants »ont fait halte. Cette disparition stoppe la course. Une ferme, la rencontre avec des habitants, la recherche de plus en plus désespérée prolonge cette pause… Des relations amoureuses se dessinent, les liens familiaux sont questionnés….

Franchement, la BD ne me tente pas, mais j’avale les épisodes de cette série à grande vitesse.

Hey p’tit, c’est quoi ton journal là ?

Il y a les traditionnels, que l’on trouve facilement, à la presse du coin. Je veux parler :

  • Popi
  • Abricot
  • Pomme d’api
  • Tralalire
  • J’aime lire
  • Astrapi
  • ….

 

J’ai pas mal acheté POPI au grand, quand il était petit…

Nous avons été abonné à Tralalire. C’est mon préféré dans la tranche 4-6 ans : une grande histoire, souvent originale, des héros que l’on retrouve chaque mois (Lou le loup, Turlututu ! gros succès), des chansons. C’est le mag idéal pour la lecture du soir, il se termine par une petite histoire calme…

Pour les autres, c’est au fil de l’eau, on en prend un de temps en temps. Je ne suis pas contre laisser le choix aux enfants (principaux intéressés après tout), mais ce choix se porte souvent davantage sur les merdouilles jouets qui accompagne le magazine.

Dans un autre genre, l’année dernière, A (bientôt 9 ans) était abonné au Petit Quotidien. Il aimait beaucoup. Nous sommes passé cette année à la version suivante « Mon quotidien » (plus de pages, sujets plus diversifiés, mais attention, parfois des sujets pour les presque ados). Je recommande, c’est vraiment intéressant, c’est une belle base d’échanges, sur l’actu. Ça se veut aussi une ouverture sur le monde…

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Je ne connais pas bien ce qui existe pour les « un peu plus grands » (disons les 10-14 ans), sauf ce qui existait déjà de mon temps (au siècle dernier quoi…) : Astrapi, j’ai été abonné, on le recevait à l’école il me semble. Et je ne m’arrêterais pas sur les OK et Podium, mais je crois que j’étais déjà plus vieille !!

 

Et puis, récemment, par l’intermédiaire d’une prof documentaliste, j’ai rencontré des petits nouveaux :

  • Georges  (7-12 ans) : je vous présente les 2 derniers numéro , le n° Pomme et le n°Ampoule (…Bonjour !)

  • Biscoto (6-12 ans). Plus fort que costaud !!
  • Bonbek (5-10 ans)

 

Z’ont l’air sympas non ?

Je vais les commander et je reviens vous en parler….

 

Vous les connaissez ?

 

Strom. Si tu aimes les énigmes, les mondes parallèles et les histoires d’apprentis Jedi…

Srom Tome  1, Le collectionneur, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Nathan

Qu’est-ce donc que le Strom ?

Une forme de super pouvoir permettant, une fois qu’on sait le maîtriser, la télépathie, la télékinésie, une ouïe sur-développée, et j’en passe…Ce pouvoir est réservé aux chevaliers séides. Pour faire court, ce sont des chevaliers de l’insolite travaillant au sein d’une organisation mondiale en charge de s’occuper (discrètement) des affaires mystérieuses.

Raphaël et Raphaëlle, jumeaux à la vie relativement bien réglée entre école, copains et loisirs divers, vont découvrir qu’ils sont parmi les « élus », potentiels détenteurs du Strom, futurs chevaliers séides.

Leur parrain,Tristan Milan, lui-même chevalier, les élève. Ils ont perdu leurs parents très jeunes. A l’âge de 12 ans, ils prennent part à une cérémonie réunissant tous les futurs chevaliers. Leur vie va changer. En tout cas, une partie de leur vie, qu’ils devront garder secrète, en dépit des interrogations et incompréhensions de leur entourage.

La suite de ce premier tome alterne entre instruction des futurs chevaliers et résolution d’une énigme particulièrement ardue sur laquelle planche Tristan Milan : la découverte d’un ordinateur portable dans un tombeau égyptien datant de 4500 ans, ordinateur dérobé par un mystérieux « collectionneur ».

 

Pour qui je conseille : les enfants de 9-12 ans. L’aventure est au menu, assez alambiquée il faut dire mais qui tient jusqu’au final . Les relations amicales, la solidarité sont des valeurs prépondérantes tout au long de l’histoire. Un peu d’humour aussi : les jumeaux apprentis sont « chapeautés » par des komolks, petits êtres qui peuvent se transformer à la demande. Raphaël et son komolk ne partent pas sur de très bonnes bases, ce qui entraîne des passages plutôt marrants.

Et puis des énigmes, pleins d’énigmes qui plaisent sans aucun doute à cet âge : des énigmes mathématiques, d’autres plus classiques…Et puis, il y a des références classiques du genre les chevaliers de la table ronde, les grottes de Lascaux, les pyramides d’Égypte…

2 autres tomes suivent :

Les portails d’outre temps (2)

La 37ème prophétie (3)

 

Je crois avoir aussi entendu parler d’un film…